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Leurs histoires

Ils sont arri­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­vés récem­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ment dans notre Centre de Soins

Au Centre de Soins, chaque trajectoire est différente

En fonc­­­­­­­­­­­tion de son espèce, de son âge, de ses bles­­­­­­­­­­­sures et de la façon dont l’ani­­­­­­­­­­mal a été recueilli, les soins seront diffé­­­­­­­­­­­rents : plus ou moins complexes et tech­­­­­­­­­­­niques, plus ou moins longs… L’objec­­­­­­­­­­­tif est toujours le même : relâ­­­­­­­­­­­cher les animaux sauvages à chaque fois que c’est possible, ne pas les habi­­­­­­­­­­­tuer à être nour­­­­­­­­­­ris par l’Homme et limi­­­­­­­­­­­ter leurs souf­­­­­­­­­­­frances.

Un bébé cigogne poussé du nid...

Qui grandit bien et apprend à voler

Arrivé fin mai au Centre de Soins du Parc Argonne Décou­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­verte, ce cigo­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­gneau a failli tomber du nid installé sur le toit de la mairie de Warcq (08). Nos soigneurs l’ont pris en charge alors qu’il était âgé d’en­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­vi­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ron 2 semaines.

Les premiers temps, le suivi était intense : 4 repas par jour (de toutes petites bouchées) et une lampe chauf­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­fan­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­te… Rapi­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­de­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ment, ce bébé cigogne nous a montré qu’il gran­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­dis­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­sait norma­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­le­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ment (duvet puis plumes sur ses ailes), et il a commencé à manger « comme les grands » (la vidéo ci-contre le montre bien !). Il a passé du temps dans une petite volière, puis une plus vaste : cela lui a permis de s’ha­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­bi­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­tuer à la lumière du jour, d’ap­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­prendre à se tenir debout, et de commen­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­cer à battre des ailes.

Depuis le 2 juillet, ce cigo­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­gneau est entre les mains de l’équipe du Centre de Sauve­­­­­­­­­­­­­­­­­­­garde de la Faune de Lorraine, à Valle­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­roy (Meurthe-et-Moselle, 54). En compa­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­gnie d’un autre jeune, il s’exerce au vol, et devrait être relâ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ché au mois d’août.

De jeunes hérissons isolés

Après le fauchage de l'endroit où ils étaient installés

Fin juin, les petits de l’an­­­­­­­­­­­­­­­­née ont encore besoin de leurs parents. Alors quand ceux-ci sont acci­­­­­­­­­­­­­­­­­den­­­­­­­­­­­­­­­­­tés, ou tués lors du fauchage de leur habi­­­­­­­­­­­­­­­­­tat, les jeunes se retrouvent seuls et pas tout à fait auto­­­­­­­­­­­­­­­­­nomes. Trois héris­­­­­­­­­­­­­­­­­sons sont ainsi arri­­­­­­­­­­­­­­­­­vés au Centre de soins de la faune sauvage : 2 avaient été recueillis à Boult-aux-Bois et 1 à Mouron, non loin du Parc Argonne Décou­­­­­­­­­­­­­­­­­verte.

Malheu­­­­­­­­­­­­­­­­­reu­­­­­­­­­­­­­­­­­se­­­­­­­­­­­­­­­­­ment, un d’entre eux n’a pu être sauvé. Avec de la pâtée pour chats et des complé­­­­­­­­­­­­­­­­­ments hyper vita­­­­­­­­­­­­­­­­­mi­­­­­­­­­­­­­­­­­nés, les deux autres ont pris du poids : nos soigneurs s’as­­­surent de leur crois­­­­sance par une pesée quoti­­­­dienne. Si le premier connaît encore des varia­­­­tions qu’il faut surveiller, l'autre (celui trouvé à Mouron), pèse envi­­­­ron 600 gr.

Comme il se nour­­­­rit bien, Bran­­­­don l’a installé le 3 août dans un espace sur-mesure, en exté­­­­rieur, dans lequel il redé­­­­couvre le grand air. Il a à sa dispo­­­­si­­­­tion de l’eau, de la nour­­­­ri­­­­ture (croquettes pour chats + téné­­­­brions) et des espaces ombra­­­­gés où s’ins­­­tal­­­­ler tranquille­­­­ment. Si tout va bien, il sera relâ­­­­ché bien­­­­tôt à proxi­­­­mité de l’en­­­droit où il avait été trouvé.

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Un bébé raton laveur

Qu'il est interdit de relâcher

Arrivé début mai dans le cadre de notre Centre de soins, ce tout jeune raton-laveur fait partie des espèces clas­­­­­­­­­­­­­sées nuisibles : il ne peut être relâ­­­­­­­­­­­­­ché dans la nature. Pris en charge à l’âge de 3 semaines envi­­­­­­­­­­­­­ron, il a été chou­­­­­­­­­­­­­chouté par notre soigneur anima­­­­­­­­­­­­­lier  Bran­­­­­­­­­­­­­don, embau­­­­­­­­­­­­­ché en Service Civique. Ce dernier l’a nourri nuit et jour, l’a rassuré, puis l’a désha­­­­­­­­­­­­­bi­­­­­­­­­­­­­tué progres­­­­­­­­­­­­­si­­­­­­­­­­­­­ve­­­­­­­­­­­­­ment à la présence de l’Homme.

Actuel­­­­­­­­­­­­­le­­­­­­­­­­­­­ment, cet animal au physique très atta­­­­­­­­­­­­­chant se fami­­­­­­­­­­­­­lia­­­­­­­­­­­­­rise avec un envi­­­­­­­­­­­­­ron­­­­­­­­­­­­­ne­­­­­­­­­­­­­ment plus natu­­­­­­­­­­­­­rel : dans un enclos aménagé pour lui, il se muscle en grim­­­­­­­­­­­­­pant un peu partout. Plus tard, après stéri­­­­­­­­­­­­­li­­­­­­­­­­­­­sa­­­­­­­­­­­­­tion il devrait rejoindre notre famille de ratons-laveurs, dans un vaste enclos situé dans nos bois.

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Un martinet noir en difficulté

Son aile était souillée par du goudron

Mi-juillet, une habi­­­­­­­tante du Vouzi­­­­­­­nois a croisé un marti­­­­­­­net noir qui ne parve­­­­­­­nait plus à voler. Son aile étant couverte de goudron, elle l’a apporté dès que possible au Centre de soins du Parc Argonne Décou­­­­­­­verte.

Après un nettoyage méti­­­­­­cu­­­­­­leux avec un produit adapté, les soigneurs ont véri­­­­­­­fié qu’il n’y avait pas d’autre problème, et ils ont laissé passer la nuit. Le lende­­­­­­­main, consta­­­­­­­tant que l’oi­­­­­­seau se nour­­­­­­­ris­­­­­­­sait bien et qu’il était de nouveau apte à voler, l’équipe de faucon­­­­­­­niers a pu le relâ­­­­­­­cher. Voir ce marti­­­­­­net repar­­­­­­­tir d’un vigou­­­­­­­reux batte­­­­­­­ment d’ailes fut une réelle satis­­­­­­­fac­­­­­­­tion !