PAD_Centre_de_Soins_Faune_Sauvage_Header_leurs-histoires_suivi.jpg

Leurs histoires

Ils sont arri­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­vés récem­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ment dans notre Centre de Soins

Au Centre de Soins, chaque trajectoire est différente

En fonc­­­­­­­­­­­­­­­­­tion de son espèce, de son âge, de ses bles­­­­­­­­­­­­­­­­­sures et de la façon dont l’ani­­­­­­­­­­­­­­­­mal a été recueilli, les soins seront diffé­­­­­­­­­­­­­­­­­rents : plus ou moins complexes et tech­­­­­­­­­­­­­­­­­niques, plus ou moins longs… L’objec­­­­­­­­­­­­­­­­­tif est toujours le même : relâ­­­­­­­­­­­­­­­­­cher les animaux sauvages à chaque fois que c’est possible, ne pas les habi­­­­­­­­­­­­­­­­­tuer à être nour­­­­­­­­­­­­­­­­ris par l’Homme et limi­­­­­­­­­­­­­­­­­ter leurs souf­­­­­­­­­­­­­­­­­frances.

PAD_Centre_de_Soins_Faune_Sauvage_Buse_relacher.jpg

Une buse prise dans du barbelé

Relachée avant l'automne

Arri­vée le 18 août 2018, elle avait été trou­vée coin­cée dans du fil barbelé à Beau­mont-en-Argonne (08). Dès son arri­vée au Centre de soins, nos soigneurs ont constaté plusieurs trous sur son aile gauche. D’ailleurs, un os était appa­rent. Il s’agis­sait de bles­sures soignables, mais sérieuses : l’avis des faucon­niers était réservé.

Pendant près d’un mois, les soins ont consisté à nettoyer les plaies avec un désin­fec­tant, et à appliquer un produit cica­tri­sant. Côté nour­ri­ture, elle a été gâtée : souris, cœurs de volaille et de bœuf, poulet… Pendant 15 jours, cette buse variable fut instal­lée dans une volière, afin de véri­fier que tout était rentré dans l’ordre. Elle a ainsi repris l’habi­tude d’avoir de l’espace.

Au moment de la relâ­cher, elle ne semblait pas pres­sée de quit­ter le Parc Argonne Décou­verte : elle est restée quelques minutes face aux soigneurs présents, dans une posture d’inti­mi­da­tion. L’équipe a ensuite eu le plai­sir de l’obser­ver s’envo­ler jusqu’à un bois situé de l’autre côté d’une parcelle agri­cole. Pouvoir la rame­ner à la vie sauvage alors qu’il faisait encore doux était un atout : elle risquait moins de s’affai­blir le temps de trou­ver de quoi se nour­rir.

De jeunes hérissons isolés

Après le fauchage de l'endroit où ils étaient installés

Fin juin, les petits de l’an­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­née ont encore besoin de leurs parents. Alors quand ceux-ci sont acci­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­den­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­tés, ou tués lors du fauchage de leur habi­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­tat, les jeunes se retrouvent seuls et pas tout à fait auto­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­nomes. Trois héris­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­sons sont ainsi arri­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­vés au Centre de soins de la faune sauvage : 2 avaient été recueillis à Boult-aux-Bois et 1 à Mouron, non loin du Parc Argonne Décou­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­verte.

Malheu­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­reu­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­se­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ment, un d’entre eux n’a pu être sauvé. Avec de la pâtée pour chats et des complé­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ments hyper vita­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­mi­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­nés, les deux autres ont pris du poids : nos soigneurs s’as­­­­­­­­­surent de leur crois­­­­­­­­­­sance par une pesée quoti­­­­­­­­­­dienne. Si le premier connaît encore des varia­­­­­­­­­­tions qu’il faut surveiller, l'autre (celui trouvé à Mouron), pèse envi­­­­­­­­­­ron 600 gr.

Comme il se nour­­­­­­­­­­rit bien, Bran­­­­­­­­­­don l’a installé le 3 août dans un espace sur-mesure, en exté­­­­­­­­­­rieur, dans lequel il redé­­­­­­­­­­couvre le grand air. Il a à sa dispo­­­­­­­­­­si­­­­­­­­­­tion de l’eau, de la nour­­­­­­­­­­ri­­­­­­­­­­ture (croquettes pour chats + téné­­­­­­­­­­brions) et des espaces ombra­­­­­­­­­­gés où s’ins­­­­­­­­­tal­­­­­­­­­­ler tranquille­­­­­­­­­­ment. Si tout va bien, il sera relâ­­­­­­­­­­ché bien­­­­­­­­­­tôt à proxi­­­­­­­­­­mité de l’en­­­­­­­­­droit où il avait été trouvé.

Un bébé raton laveur

Qu'il est interdit de relâcher

Arrivé début mai dans le cadre de notre Centre de soins, ce raton-laveur fait partie des espèces clas­­­­­­­­­­­­­­­­­­­sées nuisibles : il ne pouvait être relâ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ché dans la nature. Pris en charge à l’âge de 3 semaines envi­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ron, il a été chou­­­­­­­­­­­­­­­­­­­chouté par notre soigneur anima­­­­­­­­­­­­­­­­­­­lier  Bran­­­­­­­­­­­­­­­­­­­don, embau­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ché en Service Civique. Ce dernier l’a nourri nuit et jour, l’a rassuré, puis l’a désha­­­­­­­­­­­­­­­­­­­bi­­­­­­­­­­­­­­­­­­­tué progres­­­­­­­­­­­­­­­­­­­si­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ve­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ment à la présence de l’Homme.

Cet animal au physique très atta­­­­­­­­­­­­­­­­­­­chant s’est ensuite fami­­­­­­­­­­­­­­­­­­­lia­­­­­­­­­­­­­­­­­­­risé avec un envi­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ron­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ne­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ment plus natu­­­­­­­­­­­­­­­­­­­rel : dans un enclos aménagé pour lui, il s’est musclé en grim­­­­­­­­­­­­­­­­­­­pant un peu partout. Mi-septembre, après stéri­­­­­­­­­­­­­­­­­­­li­­­­­­­­­­­­­­­­­­­sa­­­­­­­­­­­­­­­­­­­tion il a rejoint notre famille de ratons-laveurs, dans leur vaste enclos situé dans nos bois.

PAD_Centre_de_Soins_Faune_Sauvage_Hirondelle_relachee.jpg

Une hirondelle relâchée...

Juste avant la période de migration

Cette jeune hiron­­­­­­delle a été relâ­­­­­­chée début septembre à Bayon­­­­­­ville, et elle a pu enta­­­­­­mer sa migra­­­­­­tion natu­­­­­­relle, avec ses congé­­­­­­nères. Arri­­­­­­vée le 29 août au Centre de soins de la faune sauvage du Parc Argonne Décou­­­­­­verte, elle avait été trou­­­­­­vée en situa­­­­­­tion de faiblesse dans les envi­­­­­­rons, à Monthois. Sa bien­­­­­­fai­­­­­­trice l’avait nour­­­­­­rie avec des asti­­­­­­cots et des graines.

Notre équipe de soigneurs l’a alimen­­­­­­tée à la pince et avec une coupelle à dispo­­­­­­si­­­­­­tion. Au menu : 8 vers de farine 4 fois par jour. Après une petite semaine de soins et de vigi­­­­­­lance, elle était en pleine forme, et pesait envi­­­­­­ron 13 grammes. Bon vent à elle !